• Ela avait toujours menée une vie tranquille. Sans accros, sans de vrais problèmes qui auraient pu l'affecter. Sa mère, bien qu'un peu dure, ne l'avait jamais traumatisé au plus haut point. Et malgré les fréquentes disputes entre les membres de son unique famille, elle l'avait toujours bien pris. Sachant que c'était des problèmes d'adultes, auxquels il ne fallait pas se mêler. Puis il y avait lui. Dominique, qui l'a impressionné dès le premier regard, le premier contact. Elle se souvient très bien ce qu'elle en avait penser la première fois. Elle en était tombée littéralement amoureuse, complétement folle de tout son être, ses pensées, sa voix, tout. Tout en lui lui avait plus. Et contrairement au jeune garçon dont l'amour n'avait duré qu'une après midi, Ela l'avait aimé plusieurs mois. En secret.

    Une vie d'adolescente plus que normal, on écrirait presque banale.

    Et il y eu l'autre. Qui lui avait complétement fait oublier ses sentiments pour son meilleur ami. Elle n'en a parlé à personne. Non, personne ne savait qu'elle aurait pu donner sa vie, pour celui qui avait mis de l'éclat dans la sienne. Qu'elle était dévoué corps et âmes, à celui qui l'embrassait tendrement, tout les matins, pour lui dire bonjour. Personne ne voulait savoir finalement, ce qui se passait dans la vie tranquille d'Ela Reagan.

    Alors comment avaient-ils su? Eux, qu'elle ne connaissait absolument pas? Comment auraient-ils pu savoir, la bénéfique liaison entre elle et Alex? Après tout, ça ne passait pas inaperçu. Il était terriblement convoité par la moitié de la gente féminine du lycée. Et voilà qu'un petite femme, à la vie banale et aux attraits normaux, venait leur prendre leur petit prince charmant? Ela l'avait bien compris, à travers les coups de poings d'Hugo Adamson et des autres garçons, qui avaient abimés la peau claire de la poupée en cristal. Elle avait très bien compris même, que personne ne l'avait foutue par terre sans raison, que les cinq garçons ne s'était pas assis sur son dos pour lui arracher les cheveux, pour rien.

    Non, ça ne ce passera comme ça. Et Ela l'avait parfaitement compris.

    "-Je vais les défoncer. Une telle violence dans le regard et dans son intonation aurait pu faire presque peur pour certain, mais la jeune fille se sentait presque flattée qu'il est autant envie de la protéger,

    -Non.. ça ne fera qu'empirer les choses.. Et.. Ils sont cinq.. Malgré qu'elle partageait l'envie de son meilleur ami, Ela connaissait déjà la situation dans laquelle il pourrait se noyer s'il allait les chercher pour les "défoncer", comme il disait si bien,

    -Et alors quoi? Tu veux que je restes là, sans rien faire? Alors qu'ils pourraient recommencer à tout moments? Alors qu'ils ont faillis te tuer..?

    -Ils n'ont pas voulus me tuer! Coupa t-elle, Se sont des petits cons, lâches, qui s'en prennent à plus faible qu'eux parce qu'ils sont insatisfaits, parce qu'ils voudraient une autre vie, parce qu'ils voudraient tout recommencer! Oui je leur en veux, ne pense pas que je me laisserais faire, ne pense plus rien de toute cette histoire, s'il te plaît. Je me suis mises dans cette situation toute seule, sachant pertinemment que ce que je faisait était dangereux pour moi, mais aussi pour nous! La victime n'avait jamais été aussi sincère de sa vie, et tout les mots s'étaient alignés un à un, comme une avalanche, qui semblait naturelle de continuer. Mais, elle en avait trop dit, et ça aussi, elle le savait pertinemment,

    -Comment ça.. Pour nous? Dominique était interrogatif, mais surtout curieux, et plus encore, il était angoissé. Il ne voulait pas en vouloir à Ela, pas après ce qu'elle avait subit. Mais si c'était le cas? Si la chose était tellement grave, choquante qu'il ne voudrait plus la revoir?

    -Je suis terriblement désolé.. Je sais que tu.. La bile montait dans la gorge d'Ela, elle allait avouer, elle allait passer aux aveux, devant le juge du tribunal de sa vie,

    -Attend, attend. Sache que tu n'as pas à t'excuser, ne t'excuses pour rien. Tu t'es fait violentée, pour je ne sais quelle raison, et je ne tarderais pas à la savoir. J'irais les voir, malgré que tu me demandes de ne pas m'en mêler. C'est plus fort que moi, ce qui te fait mal me fait mal aussi. Tu m'es d'une aide précieuse, qu'aucune autre personne n'aurait pu m'apporter. Ces garçons, je sais qui ils sont, et sache que je ne regretterais pas d'aller leur péter la gueule. Je sais, ce que tu vas dire. Je vais me foutre dans une sacrée merde et ça ne passera absolument pas incognito. Ma mère va m'en vouloir à mort et elle me déshériteras surement, mais j'en ai rien à foutre.

    Visiblement, les deux amis avaient tout deux des aveux à faire, ceux de Dominique étaient fait. Il ne restait qu'elle, qui restait muette, à l'entente de tout ces mots qui lui fonts tant de bien. Elle a l'impression que ses bleus ne la font plus souffrir à chaque pas, que ses plaies ne sont plus aussi profondes, que sa lèvre inférieure ne saigne plus. Elle pensait juste, exister, et écouter son meilleur ami, lui dire ô combien elle comptait pour lui. Mais qu'en sera t-il lorsqu'il saura la raison des violences dont elle a été victime? Lui sera t-elle encore indispensable, lorsqu'il comprendra pourquoi elle ne veut pas qu'il aille les voir? Ela se sentait coupable, de ne pas être assez courageuse pour avouer. Quelle idiote elle fait, à rester muette.

    -Tu ne devrais pas, aller les voir."

    La culpabilité ronge la jeune fille. Elle préfère être lâche qu'être quelque chose d'autre. Elle préfère certaines choses, qui lui coûteront cher.

    Mais encore une fois, Ela le savait.

    *dans la peau de Dominique*

    "Ela, t'en va pas comme ça.."

    Non mais qu'est ce qu'il lui prend? Je viens de faire une déclaration d'amitié et elle s'en va? J'ai été trop agressif, je le savais.. Raah quel crétin je fais! Débile, débile, débile! J'ai aucun tact, j'aurais jamais du lui dire tout ça, alors qu'elle était encore sous le choc. J'ai l'air con. Assis tout seul, sur ce banc pourri qui va pas tarder à s'effondrer.

    -Dominique respire un grand coup, et s'en va, trainant les pieds.-

    -déjà le chapitre cinq! merci à tous de me lire, si vous me lisez, j'aimerais beaucoup que vous me dites vos avis, qui manque beaucoup à mon histoire.. donc, comme à mon habitude, j'espère que ce chapitre vous aura plu, et que vous me direz votre avis!- #nobodyelse

     


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  • 70 visiteurs! Sachez que cela me fait énormément plaisir, mon histoire est en pleine survie, les commentaires en expansions et ça me rend de plus en plus heureuse chaque jour!

    Merci beaucoup!


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  • Chapitre quatre ennfin posté! C'est pas trop tôt.. J'ai adorée l'écrire, c'est un des chapitres les plus sombres de l'histoire.. Pour l'instant.

    Qu'en pensez-vous? Comment trouvez vous Ela? Les agresseurs?

    Dites moi tout ça dans les commentaires, merci!


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  • Je vais descendre, demander à ma mère si elle peut m'emmener aujourd'hui au lycée. Bien que je connaisse déjà la réponse, je tente tout de même quelque chose.

    Ela descend les escaliers de sa chambre, après s'être préparée. La jeune fille angoissait, ne sachant pas vraiment les raisons de son anxiété, elle chercha à se détendre, du mieux qu'elle pouvait. Mais malgré tout les efforts de respirations et de pensées positives, l'angoisse grandissait en elle, sans qu'elle puisse l'en empêcher.

    Mon cœur bat vite, beaucoup trop vite. Pfff.. Voilà. Essaie de te calmer Ela, t'es une grande fille maintenant. Pff.. Ah.. Mes mains sont moites, j'ai du mal à me calmer. Tout va bien. Tout va parfaitement bien.

    Mais la moue défaitiste de la belle indiquait qu'elle savait que c'était perdue d'avance. L'angoisse est trop forte pour être contrôlée.Elle savait également, au fond elle, les raisons de cette grande anxiété, se transformant presque à une peur trop grande pour être maintenue correctement.

    "-Maman? Ela ne savait que dire, sachant pertinemment la réponse de la quadragénaire,

    -Oui? Répondit la femme, sans lever les yeux de son ordinateur,

    -.. Non, rien. Elle préféra se rétracter, elle ne connaissait que trop bien la suite du dialogue."

     

    Oui, la mère d'Ela n'était pas du pareil au même avec son père. Celui-ci au caractère doux et rassurant, s'était entiché de la grande blonde au yeux clair, dure et renfermée. Non pas au désespoir de sa fille, seulement à sa grande tristesse, de ne pas pouvoir passer plus de moments avec sa matriarche. 

    Bon, eh bien.. C'est parti pour y aller à pied.

    La jeune fille sort du bâtiment. La maison la plus agréable du quartier, se disaient les voisins. Ce n'est pas se qu'en pensait Ela. Elle préférait celle de son meilleur ami. Oui, sa maison était comme un refuge, en particulier sa chambre, ou elle a passer plusieurs après-midi, les plus doux de son existence. Voilà ce qu'elle en pensait.

    Elle affectionnait beaucoup la bibliothèque de Dominique, qui était remplie de tout les auteurs qu'elle avait découvert avec plaisir. Victor Hugo, Marcel Proust, Balzac.. Son préféré était Rabelais, son amour du savoir l'avait complétement absorbé dans ses écrits, plus savants les uns que les autres.

    "-Ah, Salut!"

    Le voilà, sa moitié, son amoureux, son copain, l'homme qu'elle aime. Elle éprouve à son égard, un amour fort. Presque destructeur. Pour certain, c'est presque insensé, d'aimer à ce point. Mais Ela ne peux pas décrocher son regard de ses prunelles. Ce regard si familier, qui l'apaise tant, qui lui fait comprendre que jamais elle ne pourrait aimer quelqu'un comme elle aime cette homme. Ce regard vert sombre, qui sonne comme un véritable pansement qui apaise les plaies profondes. Cette humain, est un véritable cadeau pour elle.

    "-Oh.. Bonjour.. Répondit elle, les joues écarlates,

    -Tu m'as tellement manqué. Cette phrase presque anodine déclenche des milliers de sensations, rien qu'à la pensée qu'il est pu penser à elle,

    -Tu m'as manqué aussi."

    Le cœur d'Ela explose, au contact de ses mains sur ses hanches. Le temps s'arrête. La Terre ne tourne plus. En fait, c'est comme si elle n'avait jamais tournée, lorsque les deux amoureux s'embrasse.  

    Malheureusement, la Terre se doit de continuer sa rotation, et le temps doit reprendre son travail, ainsi que la jeune fille et sa moitié, qui avaient complétement oubliée pourquoi il se trouvait devant ce grand bâtiment, ou des dizaines et des dizaines d'adolescents y entraient avec tant de précipitation.

    "-La sonnerie, je l'ai pas entendu.. Annonça le jeune homme, en regardant les yeux de sa bien-aimée,

    -Moi non plus.."

    Cette remarque déclencha deux légers rires, qui sonnaient, à l'unisson.

                                       *

    Ah..heureusement que la philo' est finie, je commençais à vraiment décrocher. Dominique, il faut que je trouve Dominique. Je n'ai pas eu le temps de lui parler la dernière fois. Si je lui dis lorsque ce sera trop sérieux entre nous deux, il m'en voudra à mort. Surtout que.. Je n'étais pas sensée en tomber amoureuse de.. C'est.. dangereux? Je sais pas comment décrire exactement ce que c'est, mais ça sonne comme un interdit, une lois à ne pas transgresser.

    Un cri s'adressant à elle la fit sortir de ses pensées. Un grand jeune homme, se dressait devant Ela, un sourire ironique scotché au visage. Il se balançait de gauche à droite, toujours la même expression du visage.

    Puis deux, et trois, et enfin quatre. Ils étaient quatre. A sourire ou à rire, avec le même air mauvais, collé à la peau.

    Un se cognait son point gauche contre sa main droite, regardant un complice qui dévisageait la poupée à la peau clair.

    Je respire trop fort, on pourrait presque m'entendre à l'autre bout du couloir désert. Je ne peux appeler personne au secours. Mais après tout, ils ne veulent peu-être pas me faire de mal, il doit y avoir quelqu'un derrière moi, à qui ils veulent s'en prendre. C'est pour ça qu'ils me dévisagent! Ils doivent croire que..

    Je ne fait que me chercher des excuses. Je sais pertinemment que c'est moi, leur cible. Je tremble.. tout mon corps tremble.. ha.. ha..

    Les sueurs froides dans le dos d'Ela coulaient comme un torrent d'eau glaciale. Les agresseurs menaçaient de plus en plus la victime du regard, sans bouger, sans émettre un seul commentaire malfaisant. Un des leur s'approcha, immédiatement stoppé par le troisième, qui avait l'air d'être le chef de la bande.

    "-Mais qu'est-ce qu'on attend putain? Dit le premier,

    -Je sais pas, ça me saoule. Hugo, qu'est ce qu'on attend? Questionna le troisième s'adressant au supposé chef,

    -On attend. Qu'elle tremble encore plus. Que même son esprit tremble, on  attend qu'elle soit au maximum de sa peur, pour..

    - Pourquoi?! Ela n'a pas pu s'empêcher d'intervenir, l'attente était presque devenue insupportable, même si elle savait qu'à la fin de celle-ci, quelque chose d'horrible lui arrivera. Elle veut savoir les raisons des jeunes homme, et du dénommé Hugo. Elle veut connaître l'excuse qu'ils inventeront pour pouvoir passer à l'acte de sang froid. C'est ce qui faisait le plus peur à Ela, le fait de le faire de sang froid. Ils n'ont pas l'air en colère, ils ne se cachent même pas, plusieurs professeurs était passer devant eux, sans changer leurs état presque végétatif du à leur travail. Elle croyait qu'ils attendait que le lycée soit complétement vidé. Mais maintenant elle sait pourquoi, ils attendaient.

    -Tu le connaissais, avant de vouloir le baiser? L'air mauvais déformait les traits du visage du jeune Hugo,

    -Qui.. qui ça..? Elle sait de qui il parle, mais elle veut l'entendre dire de sa bouche, pour être sure qu'ils parlent de lui,

    -Tu sais bien.. Dit le deuxième en imitant un baiser, en se prenant les côtes,

    -Arrête, dit Hugo, t'es ridicule. L'intéressé se stoppa net. Puis le chef continua, avec un sourire trop ironique, Tu sais bien.. Allez, dit son prénom..

    -Je ne vois pas du tout de qui vous parlez..

    -Alex."

    Le mauvais avait mis un mot sur les pensées d'Ela. Ce qui la terrifiait encore plus, elle ne savait pas comment cela était possible, mais elle avait l'angoisse grandissante, et la bile qui montait. Les larmes au bord des yeux, la pauvre fille, écouta les dires de ses agresseurs,

    "Tu nous l'a piquer, salope. Il est plus le même, il passe plus de temps avec nous. Il nous méprise presque, tu vois? A cause de toi, pt'ite pute, Alex nous parlent plus. Il ignorent ses meilleurs potes, juste pour toi. C'est toi qui cause les problèmes. Avec ton visage d'ange là.. T'es qu'une illusion, t'es qu'une fouteuse de merde en fait. Va te faire foutre, et puis t'sais quoi? Sors plus avec lui, et tant qu'à faire, dit lui que c'est qu'un sale pédé. C'est ça qu'il est, un gros pédé qui retourne sa veste. Va te faire enculer, mais surtout pas par Alex, grosse pute."

    C'en était trop pour Ela. Les larmes avaient dévalées ses joues rosées par l'angoisse. Une vraie cascade avait coulée le long  de son menton. Les sanglots traversaient les couloirs vides, qui semblaient la menacée eux aussi. 

    Elle a terriblement mal. Son estomac se tord, son esprit hurle en elle qu'elle l'aime, et que pour rien au monde elle ne l'insulterait. Et qu'en aucun cas elle ne le quitterait. Elle aimait trop fort désormais. Pour certain, c'est presque insensé d'aimer autant. Ela l'aimait trop fort. Elle l'aimait d'un amour destructeur. Et sa destruction ne faisait que commencée, qu'elle hurlait déjà de douleur.

     

    -le chapitre quatre est bouclé! il m'a demandée beaucoup plus de réflexion que les textes précédents, il a fallu se mettre dans la peau d'Ela, et dans celles des agresseurs. D'ailleurs, que pensez vous d'eux? J'ai énormément appréciée écrire ce chapitre là. C'est assez sombre et menaçant, ça me plaît d'écrire et de décrire ce genre de têtes. Je l'ai relu maintes et maintes fois, modifié maintes et maintes fois, avant d'arriver à la version finale! Dîtes moi vos avis!- #nobodyelse


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  • Je vous souhaite à tous une excellente nuit!

    "You don't even know me, but I can feel you crying." -Diana-


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