• Chapitre quatre: "violence amoureuse."

    Je vais descendre, demander à ma mère si elle peut m'emmener aujourd'hui au lycée. Bien que je connaisse déjà la réponse, je tente tout de même quelque chose.

    Ela descend les escaliers de sa chambre, après s'être préparée. La jeune fille angoissait, ne sachant pas vraiment les raisons de son anxiété, elle chercha à se détendre, du mieux qu'elle pouvait. Mais malgré tout les efforts de respirations et de pensées positives, l'angoisse grandissait en elle, sans qu'elle puisse l'en empêcher.

    Mon cœur bat vite, beaucoup trop vite. Pfff.. Voilà. Essaie de te calmer Ela, t'es une grande fille maintenant. Pff.. Ah.. Mes mains sont moites, j'ai du mal à me calmer. Tout va bien. Tout va parfaitement bien.

    Mais la moue défaitiste de la belle indiquait qu'elle savait que c'était perdue d'avance. L'angoisse est trop forte pour être contrôlée.Elle savait également, au fond elle, les raisons de cette grande anxiété, se transformant presque à une peur trop grande pour être maintenue correctement.

    "-Maman? Ela ne savait que dire, sachant pertinemment la réponse de la quadragénaire,

    -Oui? Répondit la femme, sans lever les yeux de son ordinateur,

    -.. Non, rien. Elle préféra se rétracter, elle ne connaissait que trop bien la suite du dialogue."

     

    Oui, la mère d'Ela n'était pas du pareil au même avec son père. Celui-ci au caractère doux et rassurant, s'était entiché de la grande blonde au yeux clair, dure et renfermée. Non pas au désespoir de sa fille, seulement à sa grande tristesse, de ne pas pouvoir passer plus de moments avec sa matriarche. 

    Bon, eh bien.. C'est parti pour y aller à pied.

    La jeune fille sort du bâtiment. La maison la plus agréable du quartier, se disaient les voisins. Ce n'est pas se qu'en pensait Ela. Elle préférait celle de son meilleur ami. Oui, sa maison était comme un refuge, en particulier sa chambre, ou elle a passer plusieurs après-midi, les plus doux de son existence. Voilà ce qu'elle en pensait.

    Elle affectionnait beaucoup la bibliothèque de Dominique, qui était remplie de tout les auteurs qu'elle avait découvert avec plaisir. Victor Hugo, Marcel Proust, Balzac.. Son préféré était Rabelais, son amour du savoir l'avait complétement absorbé dans ses écrits, plus savants les uns que les autres.

    "-Ah, Salut!"

    Le voilà, sa moitié, son amoureux, son copain, l'homme qu'elle aime. Elle éprouve à son égard, un amour fort. Presque destructeur. Pour certain, c'est presque insensé, d'aimer à ce point. Mais Ela ne peux pas décrocher son regard de ses prunelles. Ce regard si familier, qui l'apaise tant, qui lui fait comprendre que jamais elle ne pourrait aimer quelqu'un comme elle aime cette homme. Ce regard vert sombre, qui sonne comme un véritable pansement qui apaise les plaies profondes. Cette humain, est un véritable cadeau pour elle.

    "-Oh.. Bonjour.. Répondit elle, les joues écarlates,

    -Tu m'as tellement manqué. Cette phrase presque anodine déclenche des milliers de sensations, rien qu'à la pensée qu'il est pu penser à elle,

    -Tu m'as manqué aussi."

    Le cœur d'Ela explose, au contact de ses mains sur ses hanches. Le temps s'arrête. La Terre ne tourne plus. En fait, c'est comme si elle n'avait jamais tournée, lorsque les deux amoureux s'embrasse.  

    Malheureusement, la Terre se doit de continuer sa rotation, et le temps doit reprendre son travail, ainsi que la jeune fille et sa moitié, qui avaient complétement oubliée pourquoi il se trouvait devant ce grand bâtiment, ou des dizaines et des dizaines d'adolescents y entraient avec tant de précipitation.

    "-La sonnerie, je l'ai pas entendu.. Annonça le jeune homme, en regardant les yeux de sa bien-aimée,

    -Moi non plus.."

    Cette remarque déclencha deux légers rires, qui sonnaient, à l'unisson.

                                       *

    Ah..heureusement que la philo' est finie, je commençais à vraiment décrocher. Dominique, il faut que je trouve Dominique. Je n'ai pas eu le temps de lui parler la dernière fois. Si je lui dis lorsque ce sera trop sérieux entre nous deux, il m'en voudra à mort. Surtout que.. Je n'étais pas sensée en tomber amoureuse de.. C'est.. dangereux? Je sais pas comment décrire exactement ce que c'est, mais ça sonne comme un interdit, une lois à ne pas transgresser.

    Un cri s'adressant à elle la fit sortir de ses pensées. Un grand jeune homme, se dressait devant Ela, un sourire ironique scotché au visage. Il se balançait de gauche à droite, toujours la même expression du visage.

    Puis deux, et trois, et enfin quatre. Ils étaient quatre. A sourire ou à rire, avec le même air mauvais, collé à la peau.

    Un se cognait son point gauche contre sa main droite, regardant un complice qui dévisageait la poupée à la peau clair.

    Je respire trop fort, on pourrait presque m'entendre à l'autre bout du couloir désert. Je ne peux appeler personne au secours. Mais après tout, ils ne veulent peu-être pas me faire de mal, il doit y avoir quelqu'un derrière moi, à qui ils veulent s'en prendre. C'est pour ça qu'ils me dévisagent! Ils doivent croire que..

    Je ne fait que me chercher des excuses. Je sais pertinemment que c'est moi, leur cible. Je tremble.. tout mon corps tremble.. ha.. ha..

    Les sueurs froides dans le dos d'Ela coulaient comme un torrent d'eau glaciale. Les agresseurs menaçaient de plus en plus la victime du regard, sans bouger, sans émettre un seul commentaire malfaisant. Un des leur s'approcha, immédiatement stoppé par le troisième, qui avait l'air d'être le chef de la bande.

    "-Mais qu'est-ce qu'on attend putain? Dit le premier,

    -Je sais pas, ça me saoule. Hugo, qu'est ce qu'on attend? Questionna le troisième s'adressant au supposé chef,

    -On attend. Qu'elle tremble encore plus. Que même son esprit tremble, on  attend qu'elle soit au maximum de sa peur, pour..

    - Pourquoi?! Ela n'a pas pu s'empêcher d'intervenir, l'attente était presque devenue insupportable, même si elle savait qu'à la fin de celle-ci, quelque chose d'horrible lui arrivera. Elle veut savoir les raisons des jeunes homme, et du dénommé Hugo. Elle veut connaître l'excuse qu'ils inventeront pour pouvoir passer à l'acte de sang froid. C'est ce qui faisait le plus peur à Ela, le fait de le faire de sang froid. Ils n'ont pas l'air en colère, ils ne se cachent même pas, plusieurs professeurs était passer devant eux, sans changer leurs état presque végétatif du à leur travail. Elle croyait qu'ils attendait que le lycée soit complétement vidé. Mais maintenant elle sait pourquoi, ils attendaient.

    -Tu le connaissais, avant de vouloir le baiser? L'air mauvais déformait les traits du visage du jeune Hugo,

    -Qui.. qui ça..? Elle sait de qui il parle, mais elle veut l'entendre dire de sa bouche, pour être sure qu'ils parlent de lui,

    -Tu sais bien.. Dit le deuxième en imitant un baiser, en se prenant les côtes,

    -Arrête, dit Hugo, t'es ridicule. L'intéressé se stoppa net. Puis le chef continua, avec un sourire trop ironique, Tu sais bien.. Allez, dit son prénom..

    -Je ne vois pas du tout de qui vous parlez..

    -Alex."

    Le mauvais avait mis un mot sur les pensées d'Ela. Ce qui la terrifiait encore plus, elle ne savait pas comment cela était possible, mais elle avait l'angoisse grandissante, et la bile qui montait. Les larmes au bord des yeux, la pauvre fille, écouta les dires de ses agresseurs,

    "Tu nous l'a piquer, salope. Il est plus le même, il passe plus de temps avec nous. Il nous méprise presque, tu vois? A cause de toi, pt'ite pute, Alex nous parlent plus. Il ignorent ses meilleurs potes, juste pour toi. C'est toi qui cause les problèmes. Avec ton visage d'ange là.. T'es qu'une illusion, t'es qu'une fouteuse de merde en fait. Va te faire foutre, et puis t'sais quoi? Sors plus avec lui, et tant qu'à faire, dit lui que c'est qu'un sale pédé. C'est ça qu'il est, un gros pédé qui retourne sa veste. Va te faire enculer, mais surtout pas par Alex, grosse pute."

    C'en était trop pour Ela. Les larmes avaient dévalées ses joues rosées par l'angoisse. Une vraie cascade avait coulée le long  de son menton. Les sanglots traversaient les couloirs vides, qui semblaient la menacée eux aussi. 

    Elle a terriblement mal. Son estomac se tord, son esprit hurle en elle qu'elle l'aime, et que pour rien au monde elle ne l'insulterait. Et qu'en aucun cas elle ne le quitterait. Elle aimait trop fort désormais. Pour certain, c'est presque insensé d'aimer autant. Ela l'aimait trop fort. Elle l'aimait d'un amour destructeur. Et sa destruction ne faisait que commencée, qu'elle hurlait déjà de douleur.

     

    -le chapitre quatre est bouclé! il m'a demandée beaucoup plus de réflexion que les textes précédents, il a fallu se mettre dans la peau d'Ela, et dans celles des agresseurs. D'ailleurs, que pensez vous d'eux? J'ai énormément appréciée écrire ce chapitre là. C'est assez sombre et menaçant, ça me plaît d'écrire et de décrire ce genre de têtes. Je l'ai relu maintes et maintes fois, modifié maintes et maintes fois, avant d'arriver à la version finale! Dîtes moi vos avis!- #nobodyelse


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